Association Qédéli ou le sourire d’une communauté


Le voyage, les rencontres d’Animateurs Sans Frontières m’ont emmené à Sinagi, petite ville au charme typique à l’est de la Géorgie aux portes d’un parc nationale et à la frontière de l’Azerbaïdjan.
Là, je rencontre Guirla, qui avec sa femme Lalli, se sont pris d’une cause à l’impact peu intéressant pour un pays : le sort des personnes. atteints de handicap mentaux, qui de sur  croit n’ont souvent plus de familles, en Géorgie :
où vivent ils ?
Dans quelles conditions ?
Comment sont ils accompagnées ?
Sont ils épanouies ?
L’association Qédeli répond à ces questions.

Lalli est une artiste (musicienne), Guirla lui est ingénieur en bâtiment, fin des années 90, ils se lancent dans un vaste projet : ouvrir une maison pour accueillir convenablement et dignement ce public. En 2000, et sans difficultés, comme vous pouvez vous en doutez, ils ouvrent une maison pour accueillir pour que 8 personnes atteints de handicap mentaux puissent vivre leurs vie dans un environnement harmonieux.
Grâce à des fondations Allemandes et à des aides (au lance pierre de leur pays), ils ouvrent une 2ème maison avec une capacité pour 13 résidents supplémentaires.
Depuis Lalli et Guirla se consacrent essentiellement à ce projets et à ces actions

Un lieu de vies mais pas que…
Cette vie en communauté impose des règles pour chaque résidents, chacun à un  rôle précis et des tâches à effectuer :

– à tour de rôle, ils font  le ménage
– certains s’occupe du jardin et de la cuisine
– certains s’occupent de faire cuire le pain
– certains font de la menuiserie (réparation de chaises et créations d’objets)
– certains sont à l’ateliers créatifs (fabrication de poupées, d’objets décoratifs)
– certains s’occupent d’une ferme dont le lait des 6 vaches permet d’avoir du fromage (la ferme n’a pas l’eau courante, il faut qu’ils l’amènent – 20 mn de brouette)

En plus de Lalli et Guirla qui coordonne le projet, 3 femmes vivent en permanence avec les résidents et 1  volontaire étranger y passent 1 an (à mon passage c’est Thérésa qui vient de Berlin).

Une combativité et des actions nouvelles :
Guirla me fait part de la difficulté de s’en sortir financièrement. Les fondations et le gouvernement ne suffisent pas. Leur volonté les on amener à multiplier leur source de revenus :
– vente des divers produits issus du travail des résidents de Qédéli
– Guirla et Lalli ont ont ouvert un café culturel
– Lalli a enregistré un album avec les résidents
tous les bénéfices de ces produits vont dans le budget de Qédéli et pour ses résidents.

La dernière action au profit des résidents est de créer un jardin thérapeutique. Grâce à une partie symbolisant l’air, une le feu et une l’eau, les résidents pourront se retrouver pleinement dans un espace propre à eux. Roland, Américo-Anglais, qui vit en Géorgie a décidé spontanément de créer ce jardin pour le confort des Résidents.

Malgré les difficultés de financement, l’association Qédéli souhaite ouvrir une 3éme maison.
Il n’existe que 2 associations de la sorte en Géorgie.
Guirla invite toute personne désireuse de venir les rencontrer, passer un moment avec eux et pourquoi pas les aider. De plus, l’endroit est magnifique, en montagne surplombant toute la plaine.
contact : sinagi@heim.ge
Guirla et Lalli parlent anglais.

note personnelle :
Le public de Qédéli ne m’est pas habituel, j’avais peur de cette confrontation, j’en suis reparti avec que des sourires de vies ! Vous verrez, ils sont attachants.
Guirla et Lalli, Thérésa, Roland et les autres : ne lâchez rien !

6 réponses à “Association Qédéli ou le sourire d’une communauté

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